20.02.2008
Christian Cochard : modifier la taxe professionnelle pour favoriser l'investissement des entreprises et donc créer des emplois

La base d'imposition actuelle correspond à la valeur locative des immobilisations corporelles utilisées par le redevable pour les besoins de son activité professionnelle. La taxe est éventuellement plafonnée à un certain pourcentage de la valeur ajoutée. Or la valeur ajoutée comprend les charges de personnel et les dotations aux amortissements.
Principe général :
La taxe professionnelle deviendrait assise sur le résultat net avant impôt sur les bénéfices, c'est-à-dire la capacité à payer l'impôt.
Le taux serait harmonisé sur l'ensemble du territoire (hors zones franches qui continueraient de bénéficier d'un taux réduit).
Christian Cochard.
17:40 Publié dans Croissance économique, emploi, pouvoir d'achat | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.02.2008
Didier Bariani est le premier invité de la Fabrique !
C'est à cette question que doivent répondre les "leader" du MoDem. Premier invité de la fabrique : Didier Bariani. Il aborde la question des institutions.
14:05 Publié dans Vie politique, démocratie et institutions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13.02.2008
Jean Arthuis estime qu'il faut redonner " de la compétitivité au travail, aux entreprises et aux territoires français"
Jean Arthuis était l'invité de BFM et d'Hedwige Chevrillon, le lundi 11 février 2008. Après la réunion du G7 le week-end dernier, le président de la commission des Finances du Sénat a estimé : "La santé économique du monde donne des signes économiques préoccupants. La crise financière est là. C'est une inquiétude qui pèse sur le système bancaire puisque c'est largement une crise de confiance" précisant ainsi son analyse : "Nous avons assisté à une sorte de découplage entre l'économie réelle qui progressait au plan mondial de l'ordre de 4 où 5% par an et l'économie financière, l'hyperfinanciarisation qui est devenue avide de résultats immédiats, 15%, 20%." Or, pour le sénateur centriste,"ce découplage n'est pas sans conséquence" d'autant qu'il y a " aussi le double déséquilibre américain, déséquilibre budgétaire et déséquilibre commercial, qui n'a été rendu possible que parce que le monde entier a accepté de financer ce double déséquilibre."
Revenant sur la crise qui traverse le secteur financier, Jean Arthuis a noté " Dans ce monde financier, je ne suis pas sûr que les opérateurs ont toujours bien compris ce qu'ils achetaient, les risques qu'ils encouraient. On partait de l'idée que puisqu'il y avait des agences de notations, qui sont au nombre de trois et qui ont donné des avis très positifs, alors on achetait sans savoir ce que l'on achetait" tout en rappelant que l'affaire de la Société Générale "traduit un déficit de contrôle. C'est une fraude complexe mais sur un produits très simple, un produit de couverture" qui appelle "à surveiller de plus près avec de bonnes règles de transparence, avec de bonnes règles prudentielles."
Mais il a également appelé à une meilleure coordination des politiques économiques mondiales : "Il va également falloir que le système international se coordonne mieux" prenant l'exemple de la "baisse très substantielle" des taux directeurs de la FED " sans concertation avec les partenaires européens et japonais." Le sénateur centriste n'a d'ailleurs pas caché sa crainte que le plan de relance américain "ne creuse d'avantage les déficits".
Interrogé par Hedwige Chevrillon sur la possibilité de conduire des politiques de relance et les déficits publics, le sénateur centriste a souligné que "les Etats occidentaux sont largement déficitaires. Ceux qui financent nos déficits sont ceux qui approvisionnent en pétrole en gaz, en énergie et en biens de consommation, c'est ce que l'on appelle les fonds souverains. Tous ces excédents financent nos déficits. Les fonds souverains sont le miroir de nos déficits."
Le président de la commission des Finances du Sénat a souligné avec force la nécessité "des réformes structurelles qui redonnent de la compétitivité au travail, aux entreprises et aux territoires français" regrettant "des mesures qui relèvent de la politique de la demande. Or, soutenir la consommation aujourd'hui, c'est bien souvent soutenir les importations et créer de l'emploi hors du territoire national."
Lien(s) : Ecouter l'intervention de Jean Arthuis sur BFM
09:52 Publié dans Agriculture, territoires ruraux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.02.2008
FABRIQUE D’IDÉES DÉMOCRATES : NOUS ALLONS RÉ-INVENTER LE PRINCIPE DU MILITANT ACTIF : LA REVOLUTION EST EN MARCHE !

La Fabrique d’idées est une plateforme regroupant des militants et des sympathisants du Mouvement Démocrate dans toute la France.
L’objectif principal est d’aller à la rencontre de Français qui attendent un projet de société alternatif.
Elle l’œuvre en vue de diffuser les idées du Mouvement Démocrate en associant les militants, et sympathisants.
La Fabrique sur Internet :
• Le forum : il se divise en onze thématiques (Institutions, Justice, Education, Culture, Logement…). Les membres discutent, échangent, et proposent des idées pour rénover notre pays. Des sujets sont lancés, ils sont en lien avec l’actualité ou non. Ils permettent d’appuyer sur un thème oublié du tumulte médiatique en (r)éveillant les consciences.
http://fabriquedidees.forumactif.info
• Le Blog : Il fait le bilan des discussions du forum. Il permet de synthétiser, d’organiser la réflexion. Il permet aussi de prolonger les débats grâce aux commentaires qui peuvent être postés.
http://fabriquedideesdemocrates.hautetfort.com
La Fabrique sur le terrain :
• Les rencontres : La Fabrique ne se cantonnera pas à Internet. Nous irons à la rencontre des Français. Des visites en lien avec les thématiques vont être organisées : hôpitaux, professionnels de la justice, ouvriers… Il s’agira d’aller écouter leurs préoccupations, d’essayer de trouver des solutions aux problèmes. On prévoit un rythme d’une à deux visites par mois.
La Fabrique fait le point :
• Les conventions thématiques seront organisées une à deux fois par an. Une convention correspond à une thématique. Elle se déroule, si possible en province, regroupant des professionnels, des chercheurs, des spécialistes.
La Fabrique et l’obligation de formation :
• Le militant actif : c’est le fondement de la fabrique. Il s’agit d’éveiller les consciences. Non : les militants ne servent pas qu’à tracter. Les rencontres vont faire émerger cette nouvelle conception du militant : un militant qui va sur le terrain pour AGIR.
• Les synthèses thématiques publiées sur le blog seront envoyées par mail à toutes les fédérations de France qui pourront les diffuser aux militants afin qu’ils s’informent sur les grands enjeux de notre pays. Donner les clés pour comprendre : l’enjeu est là.
La Fabrique et les dirigeants du Mouvement :
• Nous souhaitons être pleinement intégrés au Mouvement. La Fabrique via son blog reprendra les prises de positions officielles du Mouvement et de ses dirigeants.
• Nous associerons les dirigeants du Mouvement en les invitant aux différentes manifestations de la fabrique :
• A s’exprimer via le blog sur un sujet précis
• A venir sur une des rencontres
• A participer aux conventions thématiques.
10:22 Publié dans La Fabrique : mode d'emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2008
Premier rendez-vous de la Fabrique

afin d'avancer dans le travail commencé, rendez-vous tous ensemble dans un cadre convivial demain lundi
A l'ordre du jour :
La production de synthèses de nos débats
Le lancement du blog de la Fabrique
La réalisation de vidéos
Lundi prochain, 11 février
Au Bar Le Comptoir du Panthéon
(au bout de la rue soufflot, au pied du panthéon)
Métro RER B LUXEMBOURG
de 19h à 20h30
23:30 Publié dans La Fabrique : mode d'emploi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Lien vers le forum de la Fabrique
17:30 Publié dans La Fabrique : mode d'emploi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Condamnation de la notation des ministres par François Bayrou

L'évaluation des ministres par un système de notation est un procédé "infantilisant", a estimé vendredi François Bayrou, président du Mouvement démocrate. "Je trouve que la notation est un mélange des genres infantilisant", a dit François Bayrou en réponse à la question d'un journaliste, à l'occasion de l'inauguration publique de sa permanence de campagne pour les élections municipales de mars 2008. "Je l'avais déjà dit à propos des jurys populaires de Ségolène Royal", a-t-il ajouté, "On a besoin non pas d'infantiliser mais de responsabiliser".
11:50 Publié dans Vie politique, démocratie et institutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La laïcité : les démocrates défendent et réaffirment le principe de laïcité !

Dans un entretien donné au Figaro le 26 décembre 2007 , François Bayrou revient sur le discours du président de la République prononcé à Saint Jean-de-Latran : "Quand on a besoin d'un adjectif, c'est qu'on veut changer le sens du mot. Il y a dans le discours prononcé à Saint-Jean-de-Latran quelque chose de profond, passé à peu près inaperçu, une remise en cause de la conception de la laïcité républicaine autour de laquelle, depuis la Libération, la France s'est construite". Le président du Mouvement démocrate livre une vision exigeante du modèle français de laïcité : "L'idée qui fonde la démocratie, c'est la vision géniale que Pascal a exprimée de la distinction des ordres : il y a l'ordre du pouvoir, l'ordre de la religion et l'ordre de la science."
LE FIGARO. Que pensez-vous du concept de «laïcité positive» défendu par Nicolas Sarkozy ?
François BAYROU. Quand on a besoin d'un adjectif, c'est qu'on veut changer le sens du mot. Il y a dans le discours prononcé à Saint-Jean-de-Latran quelque chose de profond, passé à peu près inaperçu, une remise en cause de la conception de la laïcité républicaine autour de laquelle, depuis la Libération, la France s'est construite. S'exprimant comme président de la République, il introduit la notion de «racines essentiellement chrétiennes» de la France, oubliant le grand mouvement d'émancipation des Lumières. Il affirme que la République a «intérêt» à compter beaucoup de croyants. Il demande aux religions, toujours dans «l'intérêt» de la République, de fonder la morale du pays. C'est le retour, qu'on croyait impossible en France, du mélange des genres entre l'État et la religion. Ce mélange des genres n'a jamais produit de bons fruits, je le dis comme citoyen, et je le dis aussi comme chrétien de conviction.
Est-ce une erreur de parler d'espérance quand on fait de la politique ?
La République n'a pas à sous-traiter l'espérance aux religions. La République est en charge de réaliser un monde meilleur, et pas d'inviter à l'attendre. Cette conception sociologique de la religion, fournissant «l'espérance» qui fait que les peuples se tiennent tranquilles et respectent les règles établies, on croyait qu'elle était loin derrière nous ! Ce n'est pas autre chose que «l'opium du peuple» que dénonçait Marx. C'est un leitmotiv chez Nicolas Sarkozy, notamment quand il a parlé des bienfaits de la présence de l'islam pour pacifier les banlieues. En réalité, l'espérance religieuse et l'espérance civique ne sont pas de même nature. Elles ne sont pas du même monde. Au demeurant, la foi, ce n'est pas seulement l'espérance, ce n'est pas seulement pour l'avenir. C'est pour le présent, c'est voir le monde et voir l'autre dans une certaine lumière qui les révèle et les grandit. C'est en cela qu'il existe un humanisme chrétien.
La République doit-elle prendre en compte ce que Nicolas Sarkozy appelle l'«aspiration spirituelle» de l'être humain, qui existe selon lui chez chacun de nous ?
L'aspiration spirituelle est un mouvement précieux de l'être humain. Sur ce point, je suis d'accord avec Nicolas Sarkozy. La société doit la respecter. Mais lorsqu'on suggère que la morale républicaine doit se fonder dans les religions, on change d'approche. D'abord, il ne revient à aucune autorité civile de trancher ainsi une question de conscience. Il est aussi anormal de voir un président dire qu'il faut se référer à la religion que d'en voir un autre affirmer qu'il faut rejeter toute religion. Cette orientation, dans un sens ou dans un autre, n'est pas dans ses compétences. De surcroît, en tenant ce discours dans une société plurireligieuse, on prépare les conditions d'un affrontement entre les différentes religions. Car, quand elles se contredisent, qui décidera qu'une religion est supérieure à une autre dans le domaine de la morale et des valeurs ?
Quelle est votre conception de la laïcité ?
Celle de Jules Ferry. Quand Nicolas Sarkozy dit que «jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé» dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, parce qu'il lui «manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance», il exprime exactement le contraire du message de Jules Ferry. La morale de l'instituteur n'est pas inférieure à celle du prêtre. Pour Jules Ferry, elle est la morale universelle au genre humain, qui prend garde à ne choquer aucune des familles qui confient leur enfant aux maîtres. La laïcité est un bien très précieux que la France a su définir avant et mieux que les autres. Elle détermine un espace public à l'intérieur duquel on ne fait pas intervenir la religion par l'autorité du dogme, et un espace intime, familial, où chaque être humain cultive des convictions, une vision du monde, qu'il ne peut imposer aux autres. L'idée qui fonde la démocratie, c'est la vision géniale que Pascal a exprimée de la distinction des ordres : il y a l'ordre du pouvoir, l'ordre de la religion et l'ordre de la science. Le pouvoir doit garantir la liberté de prier et la liberté de penser dans les deux autres ordres. Mais l'homme n'est libre que si on empêche toute interférence entre ces ordres distincts. De la même façon, quand Nicolas Sarkozy établit un parallèle entre la vocation religieuse et sa vocation présidentielle, il mélange ce qui ne doit pas l'être.
Cela vous choque ?
Oui. En outre, c'est un paradoxe troublant que celui d'un pouvoir qui affiche chaque fois qu'il le peut sa complaisance avec le matérialisme financier et, en même temps, souhaite faire de la religion une autorité dans l'espace public. Cela s'est déjà produit dans l'histoire. Aujourd'hui, par exemple, chez Bush. Et cela, les citoyens républicains, laïques aussi bien que chrétiens, ne peuvent l'admettre : ils ont quelque chose en commun, c'est le «rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu».
Propos recueillis par Judith Waintraub, Le Figaro, 26 décembre 2007
11:45 Publié dans Vie politique, démocratie et institutions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le budget de la culture, par Catherine Morin-Desailly

La Sénatrice de la Seine-Maritime a tout d’abord regretté l’insuffisance des crédits alloués au patrimoine monumental, qui va se traduire par l’arrêt ou le report de nombreux chantiers. C’est pourquoi, elle a souhaité que les dispositions préconisées par les missions de l'Assemblée nationale et du Sénat en faveur du patrimoine, au-delà d’un engagement stable et pérenne que la diversification des sources de financement, soient mises en œuvre rapidement. Toutefois, elle a salué les efforts accomplis en faveur des monuments historiques appartenant aux collectivités locales et aux propriétaires privés. Elle a également salué l’action renforcée du ministère en faveur des musées en région et des archives.
Si, ensuite, Catherine Morin-Desailly a noté avec satisfaction la priorité accordée à l'éducation artistique et culturelle, estimant que toute réforme profonde de la politique culturelle tient à la place que l’on fera à l’éducation artistique dans le cadre de l’enseignement général, elle a cependant regretté la remise en cause des actions en faveur de l'accès à la culture. S’agissant des heures d'intervention des artistes dans les écoles et dans d'autres lieux, elle a souhaité que les Assédic prennent en compte ces heures pour l’ouverture des droits des intermittents à l’assurance chômage. En outre, elle s’est inquiétée de la diminution des aides aux établissements d'enseignement spécialisé, qui obligera les collectivités territoriales à intervenir. Enfin, elle a exprimé des réserves sur l'expérimentation de la gratuité des musées, rappelant qu’on ne pouvait pas associer si facilement gratuité et démocratisation.
La Sénatrice de Rouen a évoqué la situation difficile du spectacle vivant, dont les crédits sont en régression. Elle a rappelé les grandes inquiétudes des professionnels du secteur qui ont demandé l’organisation d’un « Grenelle de la Culture », qu’elle soutient pleinement. D’ailleurs, pendant la campagne présidentielle elle avait proposé la tenue d’états généraux de la culture. Constatant l’essoufflement des financements et les carences de l’Etat dans ce secteur, elle a appelé de ses voeux une politique contractuelle qui permette de clarifier les rôles respectifs de l'État et des collectivités territoriales, afin de faire mieux, plus simple et plus clair de façon coordonnée.
Source : Site du Mouvement Démocrate
11:40 Publié dans Culture, jeunesse et sport | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Corinne Lepage: OGM et clause de sauvegarde

Après la très sage décision prise par le président Sarkozy d’appliquer la clause de sauvegarde après l’avis rendu par le comité de préfiguration de la haute autorité, décision qui intervient après celle de l'Autriche, de l'Allemagne, de la Hongrie et quelques autres, la passion aurait dû retomber. Force est de constater qu'il n'en est rien, au contraire. Qu’entendons nous ? Des arguments d ‘autorité , un pseudo-débat autour d’un adjectif , voire une escalade verbale qui s’assimile à une guerre de religieuse de la part des pro-OGM . Comment expliquer cette situation ?
Tout d'abord, parce que malheureusement le débat médiatique se focalise sur les extrêmes, José Bové d'un côté, Bernard Accoyer ou le président de l'association des producteurs de maïs de l'autre, renvoyant à un faux débat totalement manichéen, destiné à créer un nuage de fumée dans lequel le citoyen ne peut que renvoyer les protagonistes dos à dos, sans que sa compréhension du sujet n’ait moindrement progressé.. C'est exactement ce qui s'était passé avec le nucléaire à la fin des années 70 dans l’instrumentalisation de l’opposition frontale entre le Greenpeace de l'époque et le président Syrota. Le résultat a été sans appel : pas de débat et l’opacité totale du système nucléaire civil.
Ensuite par ce que les partisans des OGM ont cru qu’ils parviendraient à gruger l'opinion publique en admettant un report des semis durant l’hiver pour mieux pouvoir planter au printemps, après avoir obtenu en toute urgence une loi qui leur convenait, sans que les sujets de fond puissent être abordés. Or, grâce au Grenelle et à la volonté de Jean Louis Borloo et Nathalie Kosciusko Morizet, le comité de préfiguration s’est mis en place et a travaillé, à partir des études existantes. Le contenu scientifique de l’avis, qu’aucun scientifique n’a remis en cause, et il aurait eu du mal, après l’avoir approuvé et compte tenu de son caractère objectif, est accablant . L’avis énonce les faits nouveaux s apparus depuis 1998 :
× Caractérisation de la dissémination à longue de distance ;
× Identification de résistance chez certains ravageurs cibles secondaires ;
× Eléments nouveaux sur les effets sur la faune et la flore non-cible
× Mais a contrario, la réduction de la production de mycotoxines
- Il souligne l’insuffisance des études et des connaissances concernant
× La Caractérisation moléculaires et biochimique
× La Méthodologie des études toxicologiques et écotoxicologique
× Le Dispositif de surveillance épidémiologique
× Le Dispositif de surveillance biologique
× L’Analyse économique au niveau des exploitations et des filières et prise en charge des externalités
Les éléments de portée sanitaire soulevés par le comité s’appliquent également aux éléments de transformation autorisés à l’importation dans l’Union Européenne. A plus long terme, il sera aussi important de prendre en compte les impacts écologiques des produits autorisés à l’importation.
Ceux qui, depuis des années luttent pour que les études sanitaires ne soient pas faites, et lorsqu’il en existe , qu’elles soient couvertes par le secret industriel et donc soustraites à la controverse scientifique, pour que la biovigilance ne soit pas mise en place , pour que des études économiques contradictoires évaluent l’intérêt des OGM, ont été mis à nus. D’où leur fureur et la levée de bouclier contre l’emploi de la locution « doute sérieux » , employée à juste titre avec courage par le Président Legrand, faux débat s’il en est qui a permis d’occulter le contenu scientifique de l’avis.
Ainsi en réalité, au moment où , enfin, le vrai débat scientifique sur l’impact des OGM sur l’environnement et la santé humaine, mais aussi sur leur intérêt économique et sociétal va enfin pouvoir s’ouvrir, le camp pro-OGM fait tout pour l’empêcher. . En réalité, force est de constater que durant des années, la technostructure chargée de mettre en place des OGM a qualifié tout ceux qui posaient des questions d’obscurantistes et à essayer de faire croire qu'il n'y avait aucun risque avéré et qu'il n'y avait que des avantages au développement des OGM. À partir du moment où objectivement il est démontré qu'il y a beaucoup d'incertitudes et une très grande ignorance, ignorance organisée par ceux là même qui souhaitent promouvoir les OGM de manière précisément à créer l’irréversibilité et à éviter que ne soit mis en lumière des éléments qui pourraient être défavorables au développement de leur activité, tout est mis en œuvre pour contrecarrer le progrès des connaissance et de la recherche.
En cela, le Président Legrand a eu totalement raison de rappeler le précédent de l’amiante , car le comportement du monde économico-industriel de l’agro-semence est identique à celui des professionnels de l’amiante qui ont lutté pendant près d’un siècle avec succès puisqu’ils ont pu continuer leur activité au prix de 350 à 500000 morts rien qu’en Europe). A savoir nier un quelconque risque, puis nier une quelconque preuve, puis nier un quelconque lien de causalité. Et dire que la doxa aujourd’hui consiste à dire que tout le monde savait… !
Mais si ce comportement n’est que la continuité de celui du XX ème siècle, comment comprendre que la FNSEA, qui se trouve représenter une profession aujourd’hui victime humaine et économique des pesticides, défende cette orientation en refusant de savoir les conséquences auxquelles elle s’expose ? On peut comprendre qu’une part très importante du monde rural, même si ce n’est pas celle qui est la mieux représentée, soit opposée à ce choix.
Et surtout, comment comprendre la position du président de l’Assemblée nationale et probablement d’une majorité de l’UMP ? En parlant de religion, mais le scientisme qu’il exprime en est assurément une, alors qu’il s ‘agit d’asseoir le débat scientifique sur une base contradictoire, et de tirer les conséquences de l’incertitude liée aux progrès de la connaissance M.Accoyer prend un immense risque. Un manque de réserve tout d’abord, mais celui encore plus grand de déconsidérer par avance le travail du législateur sur le projet de loi OGM. En exprimant un point de vue aussi sectaire et passionnel, il retire par avance à l’assemblée nationale la légitimité qu’elle tient de la représentation du peuple dans son ensemble , pour la réduire à l’expression de l’intérêt de la seule agro-chimie, pressée d’éviter que les conséquences d’activités dont le seul assureur aujourd’hui est le contribuable soient objectivement et scientifiquement établies avant de s’étendre.
Comme l’écrivait Hannah Arendt, il y a 50ans « il n’y a pas de raison de douter que nous soyons capables à présent de détruire toute vie organique sur terre. La seule question est de savoir si nous souhaitons employer en ce sens nos connaissances. C’est une question politique primordiale que l’on ne peut guère abandonner aux professionnels de la science ni de la politique « . On ne peut que se réjouir que le choix politique pour une fois coïncide avec le choix démocratique et que la volonté constamment réaffirmée par les consommateurs ces citoyens français de ne pas être des cobayes et des payeurs potentiels pour des OGM dont ils ne veulent pas ait été entendue. Rappelons que c'est à la suite de la décision prise par Alain Juppé en février 1997 de suspendre la mise en culture des OGM en France que l'Europe s'était dirigée vers un moratoire de fait l'année suivante, après il est vrai que le gouvernement de Lionel Jospin soit revenu sur cette décision et ait autorisée la mise en culture des OGM qui jusqu'à présent resté les seuls autorisés en France.
A l’heure où une immense majorité de français et d’européens continuent à manifester leur refus des OGM, où certains Etats dont l’Allemagne ont demandé que la législation soit revue pour intégrer cette opposition, où les Etats Unis sont entrés dans un profond changement, on ne peut que se réjouir de ce que la France ait enfin décidé de se donner le temps et les moyens du choix.
Tribune France-Culture du lundi 14 janvier
11:40 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La vision démocrate de la politique internationale française, Par François Bayrou

"La nature même de cette région, les risques qui sont encourus mettent la France en situation d'être entraînée malgré elle dans un conflit ou dans une succession de tensions très dangereuses", a-t-il averti, voyant dans cette initiative la volonté d'intégrer la France dans les concepts géostratégiques américains".
"Jamais cela n'a été évoqué pendant la campagne présidentielle et le Parlement est tenu à l'écart d'une décision qui engage la vie de la Nation". François Bayrou juge que jusqu'à présent la France avait choisi d'être dans cette région "une puissance d'équilibre diplomatique et non une puissance militaire".
"On voit à quel point une décision unilatérale du président de la République ne peut pas être acceptée et que le rééquilibrage des pouvoirs institutionnels devient jour après jour une question brûlante", a-t-il ajouté.
François Bayrou a enfin rapproché ce sujet de "la question de la dissémination du nucléaire, dont la France s'est faite ces dernières semaines un artisan actif" et qui "posera à terme des question de sécurité".
Extrait du site du Mouvement Démocrate
11:35 Publié dans Europe, relations internationales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La condamnation de la diplomatie du chéquier

François Bayrou a dénoncé ce mercredi à Reims la "diplomatie business" de Nicolas Sarkozy après les félicitations adressées lundi par le président de la République au président Vladimir Poutine, dont le parti a gagné les élections législatives dimanche en Russie. "Dans son programme, Nicolas Sarkozy avait promis une diplomatie morale et ce qu'il fait c'est une diplomatie business. Tous les gouvernements européens ont agi avec prudence. Etait-ce le rôle de la France de se précipiter pour tresser des lauriers à M. Poutine? C'est toujours la même attitude devant les puissants, les bonnes intentions fondent au soleil devant les intérêts commerciaux".
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